7 BALLES POUR OXFORD T1 LA PROMESSE
Auteur(s)
ZENTNER/MONTECARLO/G
Éditeur(s)
LOMBARD
Collection
7 BALLES POUR O
Genre
Policier
Disponibilité
Disponible (En stock)
Date de parution
02/06/2003
Format
311.00 x 237.00 mm
Support
Relié
EAN
9782803618682
Resumé
Commentaires
Pas facile de vieillir. Surtout pour un détective privé de 70 ans : les problèmes de mémoire et de prostate n’ont jamais fait bon ménage avec les contraintes d’une enquête. Il faut dire qu’Oxford, ce n’est pas n’importe quel "privé" : comme le résume l’un des personnages de l’histoire, il représente à lui tout seul "quarante années de service, des milliers d’affaires élucidées". Même si c’est "à sa façon, pas toujours orthodoxe". Mais cette fois, c’est décidé : malgré l’âge, il repart sur une piste. Et tant pis s’il perd un peu la mémoire. Tant pis si, parfois, il se sent "fatigué d’être Oxfor". On le charge de mettre la main sur un peintre disparu depuis une semaine, un certain Mike Dichiara. Mais le lendemain, changement de programme : on demande à Oxford de laisser tomber l’affaire. Laisser tomber ? Pas question ! Pas le genre de la maison. Sa femme, hospitalisée pour un cancer, a beau lui demander de lever le pied, le vieil Oxford n’est pas de ceux qui renoncent. Tout juste s’il consent à lui faire une promesse : il arrêtera de travailler, promis, le jour où il aura épuisé son chargeur. Dans ledit chargeur, il reste sept balles. "Quand je l’aurai épuisé, je me retirerai. Je te le promets", jure-t-il. Sept balles, c’est plus qu’il n’en faut pour prendre encore un peu de bon temps sur les traces d’un type mystérieusement disparu…
Nouveau venu dans l’univers des privés, Oxford présente une véritable originalité : son âge. Alors que certains ne penseraient qu’à jouir du confort d’une retraite bien méritée, lui n’arrive pas à décrocher. Remarquez, le lecteur non plus. Et ce n’est pas fini : la série déroulera ses mystères sur sept volumes. Sept balles, sept récits. Implacable et logique. C’est le principe de la nouvelle collection des éditions du Lombard, dans laquelle il est publié : définir dès le premier tome le nombre total d’albums de la série, et attendre le dernier pour connaître le dénouement. Ce qui évite la frustration de l’album unique et la lassitude d’une saga interminable. Oxford est une création de deux scénaristes, dont Zentner, déjà bien connu dans le monde de la bande dessinée pour ses collaborations diverses avec des auteurs de premier plan comme Mattotti (Le Bruit du givre), Carlos Nine (Pampa) ou Pellejero (Le Silence de Malka). Bref, ni un inconnu, ni un manchot du scénario. Ici, il est associé à Montecarlo, jeune scénariste venu de Barcelone et du cinéma – d’où le rythme de la série, sans doute. Un rythme soutenu, nerveux, tendu, comme le fil fragile sur lequel Oxford semble se tenir en équilibre. La faute à la santé qui fiche le camp, et aussi à cette enquête bien compliquée dans laquelle tout se dérobe sous ses pieds. On regrettera simplement une tendance des auteurs à nous asséner, par moments, une quantité de textes et de dialogues un peu excessive. Et la mise en pages de Gaú, adepte des petites cases incrustées dans les grandes, relève parfois du procédé. Péché de jeunesse, sans doute. Pas grave. Mais pour les suivants, ils gagneraient – et le lecteur aussi, par la même occasion – à alléger la structure des planches et à réduire les dialogues dans les bulles. Pour le reste, la galerie de personnages attachants, à commencer par ce privé pas vraiment comme les autres, augure d’une série plutôt prometteuse dont on attend avec curiosité les six volumes suivants. Allez, Oxford, au boulot ! --Philippe Actère





